Logiciels libres et le Gouvernement

Archive for the ‘Gouvernements’ Category

Le Gouvernement et les logiciels libres : une utopie en développement

leave a comment »

En écrivant cet article, je me suis d’abord dit que j’allais l’intituler « Le Gouvernement et les logiciels libres : une utopie en développement » Toutefois, j’ai hésité, car le terme utopie a perdu avec le temps son sens « idéal » et a maintenant une définition plus péjorative. Il est plutôt défini comme un mythe, une fable, une illusion, voir même un leurre, un rêve, un mirage… Alors pourquoi conserver ce titre ? Il est vrai que la société ne s’est jamais concrètement approchée de l’Utopie de Thomas More ou de la République de Platon, mais ce terme a été récemment redéfini par Albert Jacquard. Ce dernier a expliqué dans son livre « Mon Utopie » qu’il est possible de parler d’une utopie tout en proposant des actions concrètes pour atteindre ce monde idéal.

 

LUtopie tel que décrit par Sir Thomas More

L'Utopie telle que décrite par Sir Thomas More en 1516

 

Alors dans ce gouvernement idéal, quelle place prendrait les logiciels libres ? Au cours de la session, nous avons parcouru les différentes dimensions des logiciels libres. Nous avons déterminé que des économies substantielles pouvaient être réalisées en investissant dans les logiciels libres. Nous avons aussi constaté qu’à long terme, les logiciels libres sont plus sécuritaires et offrent une solution pérenne non négligeable. L’indépendance offerte par les logiciels libres vient conclure cette série d’aspects positifs que les gouvernements doivent absolument prendre en considération.

Nous avons répertorié un ensemble de pays et d’états ayant adopté des solutions libres, mais nous avons constaté que les plus grands états et surtout les plus industrialisés tirent de l’arrière. Nous avons aussi constaté que les pays de la gauche ont plus rapidement adopté les logiciels libres, alors que les pays plus à droite, comme les États-Unis tardent à adopter les logiciels libres. Avec la venue d’Obama et de son gouvernement « d’ouverture », nous croyons qu’il est probable que les États-Unis prennent de plus en plus d’actions concrètes pour migrer vers le libre. Migrer vers le libre ne veut pas nécessaire dire qu’il fasse systématiquement choisir le libre à tout prix, mais plutôt inclure les solutions libres dans le processus d’achat. Si suite à ce processus d’approvisionnement le gouvernement juge que les logiciels libres ne font pas l’affaire pour un certain projet, alors au moins l’option aura été prise en considération et le gouvernement pourra se vanter d’avoir fait ses devoirs.

Pour leur part, le Canada et le Québec tirent de l’arrière par rapport à d’autres pays comme la France. Nous croyons que des actions concrètes doivent être prises par les différents paliers gouvernementaux afin d’inclure les logiciels dans les appels d’offres. Le gouvernement du Québec, qui a récemment agit avec maladresse dans le dossier de Microsoft Office, devra certainement suivre ce conseil…

Written by jpm2009

18 avril 2009 at 12:00

Publié dans Gouvernements

Politiques d’approvisionnements des logiciels au sein des gouvernements?

with 3 comments

Le 13 février 2009 dernier, nous avions publié un article dénonçant les façons de faire douteuse de la Direction générale des acquisitions du Centre de services partagés du Québec  quant à l’attribution d’une série de contrats, sans même avoir procédé à des appels d’offres, à des sociétés de logiciels propriétaires tels comme Microsoft Canada.

Récemment, nous avons remarqué que le problème semble persistant au sein de certains gouvernements un peu partout dans le monde. En janvier dernier, trois compagnies hongroises ont soumis des plaintes au sein de la Comission européenne pour dénoncer des pratiques illégales du gouvernement hongrois dans l’acquisition de logiciels. Selon ces firmes privées, des contrats d’approvisionnement en logiciels étaient fortement favorisés vers les produits Microsoft sur une base régulière.

Jeudi dernier, soit le 2 avril 2009, le secrétaire responsable des technologies de l’information et des communications, Ferenc Baja,  annonçait que le gouvernement hongrois allait promouvoir l’accès aux logiciels libres dans les différentes instances gouvernementales, notamment au sein du secteur de l’Éducation et des agences gouvernementales. Le gouvernement accordera 12 milliards de forints, soit l’équivalent de 54 millions de dollars US pour l’approvisionnement de logiciels libres, soit le même montant que le gouvernement alloue pour l’approvisionnement en logiciels propriétaires avec des produits Microsoft.

En modifiant ses politiques d’approvisionnements, le gouvernement hongrois croit ainsi offrir une saine compétition pour l’octroi des contrats de logiciels et offre ainsi une belle opportunité aux développeurs de logiciels libres de prendre une part du marché. De plus, notons que le gouvernement hongrois va remettre en place son « Software Competency Center » dans le but de favoriser la transition vers les logiciels libres et de venir en aide aux gestionnaires de ces projets.

 

Gouvernement Hongrois

 

En favorisant l’attribution de contrats sans appel d’offres, les gouvernements s’exposent fort probablement à des poursuites à long terme. Selon vous, est-ce que le gouvernement du Québec ne devrait-il pas s’inspirer de cette initiative hongroise? Est-ce que vous avez d’autres exemples de politiques d’approvisionnement de logiciels douteuses au sein des gouvernements?

Written by volley09

7 avril 2009 at 06:11

Publié dans Gouvernements

Asianux à la conquête de l’Asie

with 4 comments

Logo de la distribution Asianux

Distribution Linux, Asianux

 
Asianux est une distribution Linux conjointement développée par plusieurs entreprises de différents pays asiatiques. Ce logiciel est conçu comme une composante de base ou un noyau pour une distribution Linux où d’autres versions pourraient être conçues par des entreprises comme étant leur propre distribution avec des caractéristiques distinctes. Les langues présentement supportées sont le chinois, le japonais, le coréen et l’anglais.

Le consortium Asianux applique un modèle d’affaire unique : le « 4-CO » (« co-development, co-brand, co-support, co-marketing »). Ceci lui permet de se différencier des autres fournisseurs Linux. Asianux contribue à établir une plateforme de référence Linux en Asie en combinant la sagesse de ce continent et en profitant de l’intégration des ressources locales.

Initialement, le consortium était composé de trois membres. Depuis les deux dernières années, deux autres joueurs se sont joints au consortium d’Asianux.

 

Red Flag Linux, société crée par le gouvernement chinois

Red Flag Linux, société crée par le gouvernement chinois

 

Dans les années 2000, la Chine cherchait à entrer dans l’industrie des logiciels afin d’instaurer un système d’exploitation adéquat dû au faible intérêt de l’Occident pour les spécificités linguistiques asiatiques. Le gouvernement chinois, plus précisément le Ministère de l’Industrie de l’Information (MII) et l’Académie des sciences de Pékin, a créé la société Red Flag. Aujourd’hui, cette organisation est classée numéro un chinois du logiciel libre. C’est d’ailleurs elle qui a lancé le projet Asianux. Le succès de Red Flag Linux est entre autre attribué à sa grande ressemblance avec Windows XP afin d’aider l’intégration dans la population générale. Il s’agit d’un excellent modèle d’affaires.

 

Fournisseur japonais, Miracle Linux

Fournisseur japonais, Miracle Linux

 

Partenaire depuis le départ, Miracle Linux est un fournisseur japonais de logiciels dédiés aux produits reliés au système d’exploitation serveur Linux ayant développé leur propre distribution Linux, Miracle Linux. Ce fournisseur japonais porte une variété de projets qui mettent l’accent sur le développement et la vente du système d’exploitation serveur Linux. Miracle Linux a grandement aider à la progression du projet Asianux pour le développement du système d’exploitation Linux asiatique commun.

 

haansoft

Fournisseur coréen, Haansoft

 

Deuxième partenaire d’origine, la compagnie Haansoft est un « leader » innovateur dans l’industrie des logiciels de la Corée depuis sa création en 1990. Haansoft Inc. a montré la voie à suivre aux autres entreprises coréennes et a clairement défini, par ses réussites, son rôle de modèle. Haansoft tient à élargir le marché des logiciels et à aider le marché à se diriger vers le mouvement du logiciel libre.

 

vietsoftware

L'un des deux nouveaux membres du consortium Asianux

 

Depuis le mois de septembre 2007, VietSoftware Inc. participe au projet Asianux. VietSoftware est une entreprise offrant des services technologiques basée au Vietnam depuis 2002.

 

La nouvelle recrue du consortium

La nouvelle recrue du consortium

 

Le plus récent membre du consortium Asianux, WTEC est une compagnie thaïlandaise fondée en 2003. Elle est spécialisée dans le domaine d’intégration de systèmes et de services en Technologies de l’Information. Étant membre du « Open Source Software Network » (OSSN), une organisation menée par le ministère de la Science de Thaïlande, WTEC a participé à plusieurs initiatives qui ont aidé à promouvoir le « open source » en Thaïlande.

Avec la venue du WTEC, Asianux semble de plus en plus élargir son marché en Asie. Selon M. Takashi Kodama, président et chef de la direction de Miracle Linux, la Thaïlande représenterait huit pour cent de la part du marché de Linux.

Asianux deviendra-il, la plateforme Linux par excellence en Asie?

Written by gouverlibre

7 avril 2009 at 06:11

Publié dans Gouvernements

L’influence de la France sur le Brésil

with 4 comments

L’Année de la France au Brésil (traduction) est un grand échange culturel entre la France et le Brésil. Elle se déroule présentement, en 2009, et origine du grand succès qu’a connu l’Année du Brésil en France qui s’est déroulée en 2005. La France a pour objectif de peaufiner ses relations avec le Brésil et ce, dans divers sphères d’activités. Comme le commente le site Cultures France : »La France est déjà très présente au Brésil, à travers une programmation artistique riche et diversifiée et des coopérations vivantes dans les domaines scientifique, technique, universitaire, économique. Français et Brésiliens se parlent, échangent, se disputent, réfléchissent ensemble, agissent ensemble. »

Le présent article traite exclusivement du partage des technologies informatiques entre ces deux pays. Le principal événement sera le deuxième congrès international de logiciel libre et du gouvernement électronique. Plus précisément, il s’agit du Congresso Internacional Software Livre e Governo Eletrônico (CONSEGI) (traduction). Il représente d’ailleurs un des plus importants événements dans la programmation officielle de l’Année de la France au Brésil.

consegi_2009-23

La deuxième édition du Congresso Internacional Software Livre e Governo Eletrônico se déroulera du 26 au 28 août 2009

Du 26 au 28 août 2009, le congrès se déroulera à l’école d’administration des finances (ESAF) (traduction) à Brasília, la capitale du Brésil. Le gouvernement brésilien présentera des logiciels libres qui engloberont des technologies d’aide à l’administration publique.

Plusieurs forums, conférences et ateliers seront animés par des techniciens français d’OW2 et de l’Institut national de recherche en informatique et en automatique (INRIA). Le portail, les solutions de technologies de l’information (TI) du gouvernement français, ainsi que l’organisation d’entreprises françaises qui utilisent le logiciel libre seront également exposés. L’agrément de l’Année de la France renforce l’aspect international de l’événement et augmente les opportunités d’intégration et de coopération technologique.

Le CONSEGI vise à promouvoir la coopération et le partage de connaissances entre les organismes gouvernementaux, les sociétés civiles et les pays partenaires. Le congrès permettra de répondre à la nécessité d’instaurer un espace démocratique pour la présentation de la « plateforme Demoiselle » (traduction). Cette dernière tient son nom aux monoplans motorisés « Demoiselle » d’Alberto Santos Dumont, un pionnier brésilien de l’aviation. D’ailleurs, étonnamment, ce brillant homme révélait gratuitement à quiconque les plans de ses créations. Ce geste rappelle certainement le concept de liberté associé aux logiciels libres comme le partage de la connaissance (ou code source), la possibilité de copier les plans originaux et l’adaptation de la connaissance.

Le CONSEGI offrira aux Brésiliens les différentes technologies utilisant les logiciels libres. D’ailleurs, ce congrès démontre que le Brésil est en faveur de la migration vers le logiciel libre. Les principaux sujets des ateliers et des conférences seront des plateformes libres comme « Demoiselle », Java, PostgreSQL, Pentaho, Shell et e-Car, Moodle, etc.

Le CONSEGI sera réalisé par le comité de mise en œuvre du logiciel libre de la présidence de la République (CISL, Comitê Técnico de Implementaçâo do Software Livre), et le service fédéral de traitement de données (SERPRO) (traduction), entreprise publique liée au ministère des Finances, en assurera la logistique.

Les nombreux échanges enrichissants entre le Brésil et la France leur permettront de faire progresser leur savoir dans plusieurs sphères de connaissances. D’autres nations auraient aussi avantage à vivre un tel partage de savoir… Selon vous, avec qui le Canada pourrait-il créer un tel échange ?

Written by gouverlibre

10 mars 2009 at 06:53

Publié dans Gouvernements

2009 : Une année charnière pour les logiciels libres et les gouvernements?

with 6 comments

L’année 2009 est encore bien jeune que l’on retrouve déjà bon nombre d’initiatives vers les logiciels libres à travers le monde au sein des différentes instances gouvernementales. En effet, plusieurs pays ont déjà annoncé leurs couleurs en démontrant au reste du monde leurs intentions de se diriger vers des plates-formes « libre » à l’intérieur de leurs administrations publiques respectives.

En ce début d’année, on dénote entre autres une initiative agressive de la république socialiste du Viêt Nam qui a émis une directive orientée « logiciels libres ». Le ministère de l’Information et des Communications a annoncé qu’il désirait voir 100% de ses serveurs publics migrer vers des logiciels libres d’ici la fin du mois de juin 2009. De plus, elle vise également que 70% de son personnel en technologie de l’information devra être formé sur l’utilisation des logiciels libres et que 40% de ses travailleurs devront être en mesure de bien les utiliser d’ici le 31 décembre 2009. Enfin, l’ensemble des agences gouvernementales devront être à l’aise à 100% avec les technologies « libre » d’ici le 31 décembre 2010. Cette directive ayant pour objectifs de diminuer les coûts en informatique et de contrer le piratage des droits d’auteurs.

Dans le même ordre d’idée, nous vous avions déjà fait part dans l’un de nos articles précédents « Le gouvernement de Cuba lance une distribution Linux NOVA » des initiatives en cours à Cuba, voilà maintenant qu’un autre pays communiste, la Russie, se dirige vers les logiciels libres rapidement. Au cours des derniers mois, le ministre des Technologies de  l’Information et des Communications, Igor Schegolev a rencontré plusieurs hauts dirigeants afin de mettre en place l’une des ses priorités majeures en 2009 pour la Fédération Russe, soit le développement vers les logiciels libres! Pour arriver à ces fins, M. Schegolev a rencontré le Vice-Président de Red Hat, Werner Knoblich afin de participer au développement de projet Linux en plus de créer une association avec les développeurs du projet Fedora.

Par ailleurs, Milan Prohaska, directeur de la compagnie VDEL (distributeur principal des produits Red Hat pour la Russie et l’Europe de l’Est) était présent lors de ses rencontres pour favoriser le développement des logiciels libres en Russie et nous mentionnait : « We believe that the creation of a best practice competence center is the most logical next step in wider adoption of Open Source in Russia…Both Red Hat and VDEL, the organizers of Russian Fedora projects, will provide this center with financial and technological support and also help to build the wider local and international IT industry network needed for this Ministry initiative. ». Finalement, mentionnons que dans un article paru ce lundi, d’autres rencontres entre hauts dirigeants ont eu lieu en février et que la création d’un Centre des Compétences Open Source devrait voir le jour d’ici la fin avril 2009 en Russie.

En somme, les exemples du Viêt Nam et de la Russie représentent qu’une partie des initiatives dans le monde. On mentionnait également dans les dernières semaines la volonté de plusieurs gouvernements de se diriger et ou de renforcer leurs efforts vers les logiciels libres, tel que le gouvernement britannique à titre d’exemple. De par ces faits, est-ce que l’année 2009 représente une année charnière pour les gouvernements et les logiciels libres?

Written by gouverlibre

6 mars 2009 at 23:10

Publié dans Gouvernements

Le gouvernement de Cuba lance une distribution Linux « NOVA »

with 6 comments

Le 11 février dernier, le gouvernement Cubain annonçait officiellement lors de sa conférence internationale sur les technologies et les communications à la Havane, le lancement d’une nouvelle distribution Linux appelé NOVA.  Le résultat final de la distribution NOVA est inspiré de la distribution « Gentoo » et découle de travaux réalisés sur plusieurs années entre l’Université des sciences TI de Cuba et le projet UTUTO en provenance de l’Argentine. Rappelons que lors de cette même conférence l’an dernier, Richard Stallman avait grandement tenté de décourager la population d’utiliser des produits Microsoft. 

Il faut également prendre en considération que la vente légale d’ordinateurs au grand public n’est permise que depuis un an dans ce pays. Actuellement, seulement 20% des ordinateurs vendus sur le marché sont dotés d’un système d’exploitation Linux. Hector Rodriguez, doyen de l’école des logiciels libres à l’Université des sciences TI à Cuba, mentionne que « The free software movement is closer to the ideology of the Cuban people, above all for the independence and sovereignty ». De plus, ce dernier aimerait voir la progression des logiciels libres atteindre 50% d’ici 5 ans. Selon le gouvernement cubain, les produits capitalistes de Microsoft représentent une menace pour l’intégrité des informations cubaines, craignant entre autres que les Américains installe du code malicieux ou des « Backdoors » dans leur logiciel afin d’alimenter les services d’intelligence secrets et l’armée américaine. Par conséquent, après avoir résisté à la puissance économique américaine pendant des années, le régime communiste cubain débute maintenant une guerre dans le monde de l’informatique!

Mentionnons que le mouvement « Logiciels libres » du gouvernement cubain s’inspire de plusieurs autres pays ayant déjà migré vers le libre ou ayant des projets pilote en cours au niveau de leur gouvernement. On retrouve notamment des projets dans des pays tels que la Chine, le Nigéria, le Brésil, le Vénézuela, la Norvège, etc.

Que pensez-vous de cette nouvelle tendance du gourvernement cubain? Pensez-vous que la migration vers le libre est plus facile dans un pays communiste? Finalement, est-ce un mal nécessaire pour la survie technologique de ce pays?

Written by gouverlibre

18 février 2009 at 08:52

Publié dans Gouvernements

Logiciels libres ou cauchemard organisationnel ?

leave a comment »

« Le Canada semble tirer de l’arrière dans l’adoption des logiciels libres, particulièrement dans le secteur public », voici ce qui ressort du Survol et guide préliminaire sur les logiciels libres du gouvernement canadien.

Depuis juin 2004, le Gouvernement du Canada a entériné une politique sur l’utilisation de logiciels libres au sein du Gouvernement Fédéral. Cette politique a été intégrée au programme d’architecture fédérée du Gouvernement du Canada. Cette politique mentionne que les logiciels doivent optimiser les principes d’architecture tels que la réduction de la complexité de l’intégration, la sécurité, la confidentialité, la protection de l’information, la protection des renseignements personnels, l’utilisation de normes et de technologies éprouvées, le coût total de possession, etc. Par le fait même, cette politique mentionne qu’il ne faut pas ni favoriser les logiciels libres, ni les défavoriser, mais plutôt s’efforcer d’analyser chaque situation avant de procéder à l’achat des logiciels.

Au cours du présent semestre, nous vous proposons d’analyser la position adoptée par les différentes instances gouvernementales en matière d’approvisionnement de logiciels libres. Cette analyse se fera sous différents angles, notamment les enjeux économiques, techniques, humains, organisationnels, etc. Nous élargirons notre recherche à presque tous les continents, mais vous comprendrez (enfin, nous l’espérons!) que nous concentrerons nos efforts sur les gouvernements du Canada et du Québec.

Afin d’alimenter les discussions, nous vous proposons la lecture (ou l’écoute!) suivante:

Problématiques juridiques des logiciels libres et ouverts : défis et solutions pour le gouvernement du Québec. (PDF / MP3 / OGG)

Cette conférence de Pierre-Paul Lemyre décrit bien les défis auxquels doivent faire face le Gouvernement du Québec lors de la prise en considération des logiciels libres. Le droit québécois semble à priori bien encadrer le domaine des logiciels libres, mais quelques initiatives devront être prises afin de minimiser les risques juridiques.

Written by gouverlibre

30 janvier 2009 at 11:31