Logiciels libres et le Gouvernement

Archive for avril 2009

Le devoir de notre gouvernement

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Qu’est-ce qu’un gouvernement?

« Le gouvernement est l’ensemble des personnes et des services chargés du pouvoir exécutif dans un État. Le gouvernement décide et entreprend les actions nécessaires à la conduite de l’État. Il en est responsable devant les citoyens. » (Source)

Portez attention particulièrement sur trois mots qui font partie intégrale de la définition ci-haut : « pouvoir », « décide » et « responsable ».

Premièrement, lorsque le peuple québécois élit les membres de son gouvernement, il leur octroie le pouvoir, ce qui lui engendre un nombre incommensurable de responsabilités et un devoir d’une importance monumentale. Pour ce faire, les québécois qui votent, choisissent le candidat qui les représentera et qui défendra le mieux leurs intérêts. Par conséquent, ils ont des attentes envers le gouvernement puisqu’ils leur ont fait confiance.

Deuxièmement, le pouvoir permet au gouvernement de prendre des décisions, d’agir et de commander. Les dirigeants doivent trouver des solutions éclairées pour les enjeux de la société. Les décisions engendrent des répercussions sur la population.

Troisièmement, en faisant des choix pour son peuple, il est entièrement responsable de ses choix, de ses actions et bien sûr, des conséquences résultantes qui suivront. L’autorité doit toujours faire preuve d’intégralité, d’objectivité et d’impartialité dans la prise de décisions. En adoptant une optique favorisant obligatoirement le bien du peuple, leurs choix doivent êtres réfléchis, astucieux et justes.

Après avoir défini le devoir de notre gouvernement, quel sera ses futures implications envers les logiciels libres? Il a été démontré tout au long de la session que les gouvernements bénéficieraient grandement des logiciels libres. Ne devrait-il pas les accueillir à bras ouverts? Ne devrait-il pas les implanter progressivement dans ses différents ministères, Santé, Éducation, Finance, etc.? Ne serait-il pas l’avenue à envisager pour le bien-être de la population québécoise?

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Written by aledm

19 avril 2009 at 14:38

Le Gouvernement et les logiciels libres : une utopie en développement

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En écrivant cet article, je me suis d’abord dit que j’allais l’intituler « Le Gouvernement et les logiciels libres : une utopie en développement » Toutefois, j’ai hésité, car le terme utopie a perdu avec le temps son sens « idéal » et a maintenant une définition plus péjorative. Il est plutôt défini comme un mythe, une fable, une illusion, voir même un leurre, un rêve, un mirage… Alors pourquoi conserver ce titre ? Il est vrai que la société ne s’est jamais concrètement approchée de l’Utopie de Thomas More ou de la République de Platon, mais ce terme a été récemment redéfini par Albert Jacquard. Ce dernier a expliqué dans son livre « Mon Utopie » qu’il est possible de parler d’une utopie tout en proposant des actions concrètes pour atteindre ce monde idéal.

 

LUtopie tel que décrit par Sir Thomas More

L'Utopie telle que décrite par Sir Thomas More en 1516

 

Alors dans ce gouvernement idéal, quelle place prendrait les logiciels libres ? Au cours de la session, nous avons parcouru les différentes dimensions des logiciels libres. Nous avons déterminé que des économies substantielles pouvaient être réalisées en investissant dans les logiciels libres. Nous avons aussi constaté qu’à long terme, les logiciels libres sont plus sécuritaires et offrent une solution pérenne non négligeable. L’indépendance offerte par les logiciels libres vient conclure cette série d’aspects positifs que les gouvernements doivent absolument prendre en considération.

Nous avons répertorié un ensemble de pays et d’états ayant adopté des solutions libres, mais nous avons constaté que les plus grands états et surtout les plus industrialisés tirent de l’arrière. Nous avons aussi constaté que les pays de la gauche ont plus rapidement adopté les logiciels libres, alors que les pays plus à droite, comme les États-Unis tardent à adopter les logiciels libres. Avec la venue d’Obama et de son gouvernement « d’ouverture », nous croyons qu’il est probable que les États-Unis prennent de plus en plus d’actions concrètes pour migrer vers le libre. Migrer vers le libre ne veut pas nécessaire dire qu’il fasse systématiquement choisir le libre à tout prix, mais plutôt inclure les solutions libres dans le processus d’achat. Si suite à ce processus d’approvisionnement le gouvernement juge que les logiciels libres ne font pas l’affaire pour un certain projet, alors au moins l’option aura été prise en considération et le gouvernement pourra se vanter d’avoir fait ses devoirs.

Pour leur part, le Canada et le Québec tirent de l’arrière par rapport à d’autres pays comme la France. Nous croyons que des actions concrètes doivent être prises par les différents paliers gouvernementaux afin d’inclure les logiciels dans les appels d’offres. Le gouvernement du Québec, qui a récemment agit avec maladresse dans le dossier de Microsoft Office, devra certainement suivre ce conseil…

Written by jpm2009

18 avril 2009 at 12:00

Publié dans Gouvernements

À quand la politique Open Source?

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L’entrée des logiciels libres dans le monde gouvernemental n’a pas qu’ébranlé la vision que nous avions de la responsabilité des gouvernements dans le choix de leurs logiciels. L’apparition graduelle et réussie des logiciels libres et de leur philosophie a entraîné une réflexion qui a permis le développement du concept à des domaines autres que celui du logiciel : « LE LIBRE ». Le monde du matériel informatique en compte quelques exemples (Arduino, Gumstix) tout comme celui de la création(Creative Common) et même le monde de la nourriture se met de la partie (OpenCola).

La sphère politique a vu certaines opportunités qu’offre le logiciel libre et une nouvelle idée est apparue au sein de la communauté électronique et politique: la politique libre (traduction libre de Open Source Politics). Qu’est ce que la politique libre? En fait, c’est un concept énormément débattu. Par contre, nous savons que cette idée à pris racine au sein même du monde politique: probablement durant les élections américaines opposant Georges W. Bush contre John Kerry. En effet, Howard Dean, alors président du comité national démocrate, tentait d’acquérir des votes et trouva une solution originale pour toucher le plus de voteurs possible: Internet et ses outils. Un résumé de cette histoire peut être lu sur le site de WIRED.

Un article écrit par Micah L. Sifry parut dans The Nation(article) en 2004 est une ébauche de ce que pourrait être la politique libre. L’auteur se base sur le fonctionnement des logiciels libres et offre un équivalent politique intéressant:

Appliqué aux organisations politiques, ‘source ouverte’ signifierait ouvrir la planification et l’implantation à la participation de la communauté, laissant les participants évaluer la valeur des plans et des actions pour éventuellement être capable de concentrer ses ressources loin des mauvais plans et des mauvais planificateurs pour les diriger vers des meilleurs et ainsi obtenir plus de participation à la vie politique. Cette nouvelle vision signifierait que la politique devrait s’éloigner du modèle d’organisation égocentrique pour se concentrer sur une organisation réseautée. (traduction libre) (source)

Bien sur, ce modèle ne se vente pas d’être parfait ni exact. Déjà, au moment où on doit nommer le phénomène, la discussion s’impose. Certains parlent d’Open source politics quand d’autre préfère dire Open politics. La différence entre les deux se situe évidemment dans le mot ‘source’. Pour Nicco Mele, un ancien webmestre pour Howard Dean, ‘open source’ veut dire quelque chose de bien précis pour les hackers mais pour la culture populaire l’expression signifie quelque chose de légèrement différent. [Il est] confortable avec la notion que les principes fondamentaux de l’open source sont la collaboration, l’accessibilité et la transparence (source). Une crainte au sein de la communauté technophile est portée sur la possible confusion entre l’open source et l’open source politics qui pourrait laisser croire que c’est uniquement la technologie qui fait partie de la solution.

Pour le moment, l’idée semble en gestation. Une réflexion sur le sujet doit être approfondie. Les caractéristiques de base de cette nouvelle façon de politiser ne sont pas encore synthétisées. Plusieurs tentatives et modèles peuvent être découverts sur le net. The white house 2 propose un système où les participants peuvent proposer des priorités politiques, les endosser ou les rejeter. C’est aussi un lieu disponible pour la discussion et l’échange d’informations. Une alternative canadienne existe et se nomme openpolitics.ca. La mission de ce site est clairement expliquée, mais il reste encore à voir l’efficacité de ces méthodes.

La politique libre semble être une bonne idée mais tout comme les logiciels libres, il lui faudra du temps et du travail avant d’arriver à un résultat aussi efficace. Par contre c’est un concept qui mérite réflexion. Même si le concept semble difficile à appliquer concrètement, pensez-vous que les dirigeants politiques devraient envisager une version hybrides redonnant le pouvoir au peuple ?

Written by pierrelibre

7 avril 2009 at 06:11

Publié dans Politique

Politiques d’approvisionnements des logiciels au sein des gouvernements?

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Le 13 février 2009 dernier, nous avions publié un article dénonçant les façons de faire douteuse de la Direction générale des acquisitions du Centre de services partagés du Québec  quant à l’attribution d’une série de contrats, sans même avoir procédé à des appels d’offres, à des sociétés de logiciels propriétaires tels comme Microsoft Canada.

Récemment, nous avons remarqué que le problème semble persistant au sein de certains gouvernements un peu partout dans le monde. En janvier dernier, trois compagnies hongroises ont soumis des plaintes au sein de la Comission européenne pour dénoncer des pratiques illégales du gouvernement hongrois dans l’acquisition de logiciels. Selon ces firmes privées, des contrats d’approvisionnement en logiciels étaient fortement favorisés vers les produits Microsoft sur une base régulière.

Jeudi dernier, soit le 2 avril 2009, le secrétaire responsable des technologies de l’information et des communications, Ferenc Baja,  annonçait que le gouvernement hongrois allait promouvoir l’accès aux logiciels libres dans les différentes instances gouvernementales, notamment au sein du secteur de l’Éducation et des agences gouvernementales. Le gouvernement accordera 12 milliards de forints, soit l’équivalent de 54 millions de dollars US pour l’approvisionnement de logiciels libres, soit le même montant que le gouvernement alloue pour l’approvisionnement en logiciels propriétaires avec des produits Microsoft.

En modifiant ses politiques d’approvisionnements, le gouvernement hongrois croit ainsi offrir une saine compétition pour l’octroi des contrats de logiciels et offre ainsi une belle opportunité aux développeurs de logiciels libres de prendre une part du marché. De plus, notons que le gouvernement hongrois va remettre en place son « Software Competency Center » dans le but de favoriser la transition vers les logiciels libres et de venir en aide aux gestionnaires de ces projets.

 

Gouvernement Hongrois

 

En favorisant l’attribution de contrats sans appel d’offres, les gouvernements s’exposent fort probablement à des poursuites à long terme. Selon vous, est-ce que le gouvernement du Québec ne devrait-il pas s’inspirer de cette initiative hongroise? Est-ce que vous avez d’autres exemples de politiques d’approvisionnement de logiciels douteuses au sein des gouvernements?

Written by volley09

7 avril 2009 at 06:11

Publié dans Gouvernements

Asianux à la conquête de l’Asie

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Logo de la distribution Asianux

Distribution Linux, Asianux

 
Asianux est une distribution Linux conjointement développée par plusieurs entreprises de différents pays asiatiques. Ce logiciel est conçu comme une composante de base ou un noyau pour une distribution Linux où d’autres versions pourraient être conçues par des entreprises comme étant leur propre distribution avec des caractéristiques distinctes. Les langues présentement supportées sont le chinois, le japonais, le coréen et l’anglais.

Le consortium Asianux applique un modèle d’affaire unique : le « 4-CO » (« co-development, co-brand, co-support, co-marketing »). Ceci lui permet de se différencier des autres fournisseurs Linux. Asianux contribue à établir une plateforme de référence Linux en Asie en combinant la sagesse de ce continent et en profitant de l’intégration des ressources locales.

Initialement, le consortium était composé de trois membres. Depuis les deux dernières années, deux autres joueurs se sont joints au consortium d’Asianux.

 

Red Flag Linux, société crée par le gouvernement chinois

Red Flag Linux, société crée par le gouvernement chinois

 

Dans les années 2000, la Chine cherchait à entrer dans l’industrie des logiciels afin d’instaurer un système d’exploitation adéquat dû au faible intérêt de l’Occident pour les spécificités linguistiques asiatiques. Le gouvernement chinois, plus précisément le Ministère de l’Industrie de l’Information (MII) et l’Académie des sciences de Pékin, a créé la société Red Flag. Aujourd’hui, cette organisation est classée numéro un chinois du logiciel libre. C’est d’ailleurs elle qui a lancé le projet Asianux. Le succès de Red Flag Linux est entre autre attribué à sa grande ressemblance avec Windows XP afin d’aider l’intégration dans la population générale. Il s’agit d’un excellent modèle d’affaires.

 

Fournisseur japonais, Miracle Linux

Fournisseur japonais, Miracle Linux

 

Partenaire depuis le départ, Miracle Linux est un fournisseur japonais de logiciels dédiés aux produits reliés au système d’exploitation serveur Linux ayant développé leur propre distribution Linux, Miracle Linux. Ce fournisseur japonais porte une variété de projets qui mettent l’accent sur le développement et la vente du système d’exploitation serveur Linux. Miracle Linux a grandement aider à la progression du projet Asianux pour le développement du système d’exploitation Linux asiatique commun.

 

haansoft

Fournisseur coréen, Haansoft

 

Deuxième partenaire d’origine, la compagnie Haansoft est un « leader » innovateur dans l’industrie des logiciels de la Corée depuis sa création en 1990. Haansoft Inc. a montré la voie à suivre aux autres entreprises coréennes et a clairement défini, par ses réussites, son rôle de modèle. Haansoft tient à élargir le marché des logiciels et à aider le marché à se diriger vers le mouvement du logiciel libre.

 

vietsoftware

L'un des deux nouveaux membres du consortium Asianux

 

Depuis le mois de septembre 2007, VietSoftware Inc. participe au projet Asianux. VietSoftware est une entreprise offrant des services technologiques basée au Vietnam depuis 2002.

 

La nouvelle recrue du consortium

La nouvelle recrue du consortium

 

Le plus récent membre du consortium Asianux, WTEC est une compagnie thaïlandaise fondée en 2003. Elle est spécialisée dans le domaine d’intégration de systèmes et de services en Technologies de l’Information. Étant membre du « Open Source Software Network » (OSSN), une organisation menée par le ministère de la Science de Thaïlande, WTEC a participé à plusieurs initiatives qui ont aidé à promouvoir le « open source » en Thaïlande.

Avec la venue du WTEC, Asianux semble de plus en plus élargir son marché en Asie. Selon M. Takashi Kodama, président et chef de la direction de Miracle Linux, la Thaïlande représenterait huit pour cent de la part du marché de Linux.

Asianux deviendra-il, la plateforme Linux par excellence en Asie?

Written by gouverlibre

7 avril 2009 at 06:11

Publié dans Gouvernements